Le projet en contexte
Le Taillan-Médoc est une commune de la première couronne nord de Bordeaux Métropole, entre villes et vignes. La parcelle est un vaste terrain boisé situé entre l'allée des Jalles et l'avenue de Soulac, à proximité du centre-bourg. La commande est importante à l'échelle communale : 107 logements et une crèche sur 6 404 m² SDP. Le sujet-clé est l'insertion d'un programme dense dans un tissu où la nature et les maisons individuelles de la partie nord tiennent l'identité des lieux : intégrer un quartier habité sans le faire peser sur ce qui l'entoure.
Le parti pris
Le projet part de deux références locales : la présence de la nature, et les maisons individuelles qui rythment la partie nord. Le terrain est séquencé pour permettre des respirations — des percées végétales traversent l'opération d'une voie à l'autre et conservent une coulée verte. L'épannelage est progressif d'ouest en est : du R+1 en contact du pavillonnaire, au R+3 le long de l'avenue de Soulac dont le bâtiment à l'est reprend l'échelle. Cette gradation est le dispositif principal : elle absorbe le saut d'échelle entre la maison individuelle et l'îlot collectif, au lieu de le masquer. Le programme mêle crèche en proue et logements, pour que l'équipement public signale l'entrée de quartier.
Les habitants et la crèche
L'opération vise une mixité sociale et générationnelle. La crèche en proue accueille les très jeunes enfants ; les logements, du T2 au T4, combinent logement social et accession à la propriété. La coulée verte centrale fonctionne comme un lieu de rencontre intergénérationnel, du parent qui récupère son enfant à la crèche au retraité en promenade. La coexistence des typologies — locataires du parc social, propriétaires accédants, familles avec jeunes enfants — est tenue par le dessin, pas seulement par le programme : plots distincts, adresses lisibles, espaces partagés calibrés.
Le projet en bref« 107 logements et une crèche au Taillan-Médoc, en étude, sur 6 404 m² SDP pour un coût travaux de 8,2 M€ HT. L'enjeu du projet est l'insertion d'un programme dense dans un tissu de première couronne où les maisons individuelles et la nature tiennent l'identité des lieux. La réponse est un épannelage progressif — du R+1 en contact du pavillonnaire au R+3 le long de l'avenue de Soulac — qui absorbe le saut d'échelle sans le masquer. Des percées végétales traversent l'opération d'une voie à l'autre et conservent une coulée verte. La crèche en proue signale l'entrée de quartier et ancre la mixité générationnelle dans le bâti. »




