Le projet en contexte
Andernos-les-Bains est une commune du Bassin d'Arcachon côté nord-est, au rythme saisonnier marqué par un afflux estival. La parcelle se situe dans une ruelle perpendiculaire à une rue piétonne très fréquentée l'été. Le commanditaire est un client privé. L'opération porte sur 5 logements et 540 m² SDP dans une opération mixte de réhabilitation et d'extension. La parcelle est étroite, ce qui réduit la seule orientation possible des ouvertures et contraint la façade à porter toute la qualité lumineuse et climatique du projet.
Le parti pris
Le projet joue la contrainte au lieu de la masquer. Plutôt que d'aligner un plan simple sur une façade plate, il travaille un jeu de pleins et de vides : terrasses en creux, bow-windows, grandes parois vitrées alternent le long du front bâti. Ce relief brise l'aspect linéaire qu'imposerait la ruelle étroite et multiplie les cadrages depuis l'intérieur. La façade est recouverte de lames verticales en bois. Vu en perspective depuis la ruelle, le bardage semble onduler et se creuser : la lecture change au fur et à mesure qu'on avance, et la façade, loin d'être plane, devient une surface active. La réhabilitation conserve ce qui peut être gardé de l'existant ; l'extension s'y accroche sans rupture matérielle.
Les habitants
Les 5 logements accueilleront des habitants permanents et, possiblement, des occupants saisonniers compte tenu du contexte touristique. Les bow-windows donnent à chaque logement un poste d'observation sur la ruelle ; les terrasses en creux offrent un espace extérieur protégé du regard des voisins malgré la densité du tissu. La seule orientation impose une vigilance sur le confort d'été : le bois et les terrasses en creux jouent un rôle de protection solaire. Le Bassin reste à quelques dizaines de mètres, comme horizon commun et référence domestique locale.
Le projet en bref« Cinq logements collectifs livrés en 2019 à Andernos-les-Bains, sur 540 m² SDP pour 1,1 million d'euros. Une opération mixte de réhabilitation et d'extension sur une ruelle étroite à quelques mètres du Bassin d'Arcachon. La contrainte — une parcelle étroite, une seule orientation possible — est devenue le moteur du projet : un bardage bois vertical qui semble onduler depuis la ruelle, des terrasses en creux, des bow-windows qui multiplient les cadrages. Le bois n'est pas un habillage : il est la réponse climatique et plastique du projet, de la façade au confort d'été. »















